"auriez vous peur de déplaire à d'anciens nazis ou à leurs épigones actuels ?" par Eric Fraj

Publié le par Joël F. Volson

A : direction.generale@estrepublicain.fr

 

 

Cc : joel@volson.com

 

 

Sujet : affaire Volson

 

 

 

Madame ou Monsieur,

 

je viens d'être mis au courant de ce qu'il est convenu d'appeler désormais "l'affaire Volson".

Excusez-moi de vous dire que votre réponse à la famille Volson est proprement scandaleuse - et l'invocation du passé apparemment sans taches de l'Est Républicain n'y change rien.

En effet, la barbarie nazie est d'abord un fait objectif, historique, dont le rappel - fût-ce dans le cadre d'une rubrique nécrologique - ne peut être assimilé à une simple prise de position subjective, politique ou idéologique.

En maintenant une réponse rationnellement infondée, vous ne feriez que vous fourvoyer davantage. D'ailleurs, quels lecteurs pourraient  "mal percevoir" (?) ce qui est de l'ordre de l'évidence, ce qui est un acquis de l'histoire mais aussi de la morale?

 

 

Avez-vous peur de déplaire à d'anciens nazis ou à leurs épigones actuels?

 

 

Si oui, vous avez alors un gros problème déontologique : un journal doit-il et peut-il plaire à tt le monde, y compris aux pires d'entre les hommes?

J'habite à côté de Toulouse ; dans cette ville, celle où le Cardinal Saliège prit en chaire la défense des juifs persécutés, il y a des plaques qui indiquent où sont tombés les héros de la Résistance : à chaque fois, il y est dit que l'homme ou la femme tombé(e) en ce lieu fut victime de la "barbarie nazie" (je cite). Est-il possible de dire autrement?

 

 

N'est-ce pas la vérité?

 

 

Pourquoi chercher à édulcorer la réalité historique, dans quel but?

 

A vous lire,

Sincères salutations,

Eric FRAJ

 

 

professeur de Philosophie et chanteur

 

 

31310 - Rieux

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article