la barbarie nazie ne visait t'elle pas à combattre la barbarie bolchévique ?" par gerhardt Stenger

Publié le par Joël F. Volson

A : direction.generale@estrepublicain.fr


Faisant référence à l
affaire de la notice nécrologique quune certaine famille Volson voulait faire passer dans votre journal, je ne peux quabonder dans votre sens. 

 

En effet, lexpression barbarie nazie pourrait légitimement heurter la sensibilité de vos lecteurs germanophiles en ce quelle prononce, dans une optique idéologique fort discutable, une condamnation globale dun régime aux traits complexes quil serait fort inopportun de juger de manière manichéenne en termes de bien ou de mal. 

 

Au moment où la France commence enfin à porter un regard différencié sur son passé colonial dont les aspects positifs furent trop longtemps occultés, il nest plus de saison daccoler indistinctement lépithète barbare au nazisme dont la visée principale, ne loublions pas, était de protéger lOccident chrétien dune barbarie bien plus avérée, je veux parler de la barbarie bolchevique.


Or il me semble qu
en vertu des raisons déontologiques que vous invoquez pour rejeter la formulation initiale de la notice nécrologique de ladite famille Volson ou Wolfsohn (on ne voit que trop doù vient le bruit !), le terme de camp de concentration que vous proposez de substituer à la prétendue barbarie nazie est également à proscrire.  

 

On sait assez de nos jours que ces fameux camps, quon ne rencontrait certainement pas sur son chemin de façon malencontreuse, étaient en réalité des camps de travail, comme le rappelait fort opportunément M. Jörg Haider, éminent homme politique autrichien, il y a quelques années.  

 

Or je vous demande : a-t-on jamais été enfermé dans un camp de travail sans lavoir cherché ?  

 

Cet enfermement ne cache-t-il pas le refus de collaborer, c’est-à-dire de travailler avec les autres, pendant la présence allemande sur notre sol lors de la dernière guerre ?  

 

Et puis, quel rapport entre une punition quon devine légitime et le décès, vingt ans plus tard, de la prétendue victime ?
C
est pourquoi je vous propose de formuler ainsi la notice nécrologique en question : décédé vingt ans après avoir fait une mauvaise rencontre avec la barbarie du travail.  

 

Gerhardt Stenger
Maître de conférences de littérature française
Université de Nantes  

N'ayez crainte c'était de l'ironie !!

Plusieurs personnes ayant été effrayées par cette lettre, nous tenons à préciser que l'auteur est ironique !

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Q
SI des lecteurs ont été effayés par le ton de cette lettre, je ne l'ai pas été.L'ironie acerbe ou ll'humour noir restent la politesse du désespoir.Un journaliste à la belle plume chaque soir fait de même l'expression de son désespoir dans une bonne rubrique d'un jquotidien venant de l'autre côté de la Méditerranée.Sa rubrique se tremine toujours par la même phrase:"Le cauchemard continue, je fume du thé et reste éveillé"Lui comme d'autres journalistes sont menacés mais cependant n'hésitent pas à faire valoir leur Liberté d'expression et s'ils ont à nouveau des ennuis, je pense que de France personne n'hésitera à les défendre.
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