notre lettre du 4 octobre à monsieur Colin directeur de l'est républicain
Monsieur Joël F. VOLSON
Agissant au nom de la famille VOLSON
Tel : 06 60 66 15 77
@ : joel@volson.com
Blog : http://volson.over-blog.com
Monsieur Gérard COLIN
Vice Président Directeur Général
du journal L’Est Républicain
54185 Heillecourt cedex
Paris le 4 octobre 2OO6
Monsieur le vice président directeur général,
Nous accusons réception le 4 octobre de votre premier courrier, alors que notre demande d’insertion d’une annonce dans votre journal date du 11 septembre 06.
Dès les premières lignes de cette lettre, vous semblez déplorer « la polémique » qui enfle de jour en jour à propos de cette affaire.
Nous pouvons en effet comprendre le désagrément que vous cause la multiplication des réactions suscitées par la position de refus que vous avez adoptée à la réception de notre annonce anniversaire.
Selon toute apparence, vous ne comprenez pas l’émoi que cette affaire a spontanément provoqué.
Nous opposer votre « déontologie » et considérer que l’expression « barbarie nazie » constitue « une allusion politique ou idéologique » a paru à plus d’un, choquant et inadmissible.
Constatant l’ampleur de cette réprobation, il vous revenait, pour l’honneur du journal et sa mémoire de reconnaître votre erreur et de vous en expliquer. Ce n’est pas la voie que vous avez choisie.
A contrario, vous persistez aujourd’hui à nous imputer une polémique qui nous dépasse et qui n’est pas de notre fait. Nous ne l’avons pas souhaitée et encore moins organisée. Nous ne cherchons pas à en profiter et nous vous laissons le soin d’apprécier les intérêts qu’elle sert ou qu’elle pourrait desservir.
Lorsque le 11 septembre 2006, nous nous sommes adressés à votre rubrique nécrologique notre seule intention était d’honorer la mémoire de notre père. Alors de grâce ne venez pas 23 jours plus tard nous reprocher la tempête que seuls votre refus et les raisons qui le fondent ont déclenché.
Dans votre courrier, vous nous proposez de faire rédiger par vos journalistes un article rédactionnel évoquant la vie de notre père. C’est votre droit mais ce n’est pas l’objet de notre demande.
Vous nous invitez également à écrire dans le courrier des lecteurs, mais, il ne nous a pas échappé que vous maintenez votre refus de faire paraître notre petite annonce telle que nous l’avons écrite.
Ces propositions qui semblent davantage procéder d’une stratégie complexe visant sans doute à vous sortir d’un mauvais pas, ne concernent pas notre famille.
Il se joue manifestement là des enjeux qui nous dépassent et nous éloignent de notre simple demande d’une insertion dans vos colonnes d’un avis anniversaire de décès.
Permettez nous donc de nous en tenir à notre demande initiale de voir paraître notre annonce évidemment assortie d’excuses publiques de votre part, pour nous avoir ainsi traités.
Nous apprécierons au vu des explications que vous publierez, s’il y a lieu pour nous d’exercer un droit de réponse ou d’utiliser la voie du « courrier des lecteurs ».
Quant à une éventuelle rencontre, à laquelle nous ne sommes pas hostiles, elle ne se conçoit qu’après la publication de notre annonce accompagnée des excuses de la direction de votre journal.
Nous vous prions monsieur le vice président directeur général d’agréer nos sincères salutations.
Pour la famille VOLSON
Joël F. VOLSON