"dérapage ou glissement sémantique ?" par Alain Acquart
« Dérapage ou glissement sémantique ? »
par Alain Acquart
Dimanche 24 septembre 2006
Courriel à l’est républicain concernant la parution d’un appel au souvenir de Monsieur Fred Wolfsohn.
Alerté par le journal Marianne N° 491 daté du 16 au 22 septembre 2006 je veux vous témoigner ma colère devant la réponse de votre journal concernant la parution d’un appel au souvenir de Monsieur Fred Wolfsohn décédé le 11 septembre 1966 des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie..
Comment pouvez vous refuser à ces fils la publication d’un appel au souvenir sous prétexte je cite : « d’une déontologie qui s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer », pensez vous que la période évoquée relève de considération politique au sens noble du terme, quant à une référence idéologique c’est bien là que votre réaction inquiète et scandalise plus encore !
Si des outils d’information comme le vôtre en sont à être les portes voix de discours révisionnistes sous le fallacieux prétexte d’une déontologie coupable.
Une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie est la formulation choisie par les fils de Monsieur Fred Wolfsohn et nous ne pouvons attendre autre chose d’un journal comme le vôtre que d’accéder à une telle demande sans chercher à la transformer en « traumatisme des camps de concentration », scandaleuse attitude qui mérite des explications claires et sans ambiguïtés sur ce qui a motivé votre refus de publication d’une telle annonce !
A défaut, nous pourrions craindre au minimum un dérapage, au pire la participation à un glissement sémantique qui transformerait la barbarie nazie en conséquences politiques d’une politique extrémiste ! Qu’en pensez vous ?
Dans l’attente d’une réaction à la hauteur de l’attente de la famille Volson et aussi de tous ceux qui refuse l’oubli et le révisionnisme affiché ou larvé, oui il s’agit d’actes de barbarie dont Monsieur Fred Wolfsohn a été victime comme tant de millions d’autres et il ne saurait être question de n’y voir que des suites de traumatismes.
Pour le respect du souvenir de toutes les victimes de la barbarie nazie, vous vous honoreriez à faire des excuses publiques, ainsi qu’à publier cette annonce et surtout à surveiller vos réponses à des demandes comme celle-ci qui relève du devoir de mémoire et non de quelque polémique politicienne d’aujourd’hui.
Alain Acquart