"quel autre terme que barbarie pour dire..."par Albert Szifman
Albert SZYFMAN à Gérard Colin vice président directeur général de l’Est Républicain Monsieur, Ancien élève de l'ENSEM à Nancy entre 1962 et 1965, j'avais gardé de l'Est Républicain le souvenir d'un journal sérieux honnête et qui savait le cas échéant s'engager pour les causes justes et humaines. Quelle ne fut pas ma surprise et mon écœurement en apprenant vos tergiversations pour refuser de faire publier dans votre rubrique nécrologique une annonce anniversaire faisant référence à la barbarie nazie en relation avec les camps de la mort. Mon père lui aussi journaliste, ainsi que 70 personnes de ma famille, a lui même été gazé après avoir été déporté par les nazis de Drancy à Birkenau le 23 novembre 1943, avec la complicité active du gouvernement et de la gendarmerie de l'Etat Français. Quand j'essaie de trouver un terme pour qualifier le traitement que les nazis ont infligé aux populations civiles juives et tziganes il ne me vient rien d'autre à l'esprit que "barbarie". Je joins donc ma protestation à celle de la famille Volfson et à celle des journalistes du SNJ, de la même façon que je proteste contre toute tentative de négationnisme envers la "barbarie nazie". J'avais la naïveté de penser que la direction de l'Est Rep était restée du coté des anti-nazis et donc opposée aux divers formes de négationnisme; quelle déception! Naturellement je vais, comme beaucoup d'autres, m'efforcer de diffuser très largement votre réponse à la demande de la famille Volfson. Albert SZYFMAN